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 Victor (ilh)

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Elladora Tonks
Petite chocogrenouille
Elladora Tonks

Messages : 18
Date d'inscription : 30/12/2018

MessageSujet: Victor (ilh)   Lun 31 Déc - 0:01

luke grimes :

caractère : Victor, quand on le regarde d’un peu plus près, on peut voir qu’il est fragile. Il joue les durs, mais au fond, c’est une pâte. Le problème, c’est que la vie l’a rendu un peu détraqué. Il a pourtant vécu une belle enfance, dans l’opulence, mais les aléas lui ont appris que le bonheur n’est jamais acquis, et qu’il fallait se battre pour ce que les êtres chers. Mais Victor, maintenant, c’est un gars instable et nerveux. Il est colérique et il ne parle pas beaucoup. Pas qu’il n’a rien à dire, au contraire, mais il sent que s’il ouvre la bouche trop longtemps, il se retrouverait à déballer les vérités des gens qui se sont déjà confié à lui pensant que son silence était plus de l’écoute que de l’ennui. Victor, c’est aussi le genre d’homme qui regarde les étoiles, le soir, en se demandant laquelle est la plus brillante, et à se faire tatouer des constellations sur le dos pour tenter d’attraper un peu de rêve dans cette immensité. Un jour, il ira sur la lune. Il en était sûr. Victor, il fait des fautes, tout le temps, mais il est bon élève, parce qu’il se bat pour arriver à ses fins. A terme, il voudrait montrer au monde que les enfants ne sont pas une cause perdue quand ils viennent d’un milieu fragile. Même s’il n’y a pas de vérité générale, il sait qu’il peut perdre tout du jour au lendemain. Victor n’a qu’une parole. Et c’est justement pour cette raison qu’il finit souvent par se faire tabasser, parce que parfois, la parole d’un homme ne suffit pas à rembourser les dettes d’un drogué, baron d’un petit quartier miteux. Alors il se relève. Parce que même s’il perd pied tous les jours et qu’il tombe sept fois, il se relèvera toujours une huitième fois.

histoire :

L’argent ? Ok.
L’opulence sous les sapins de Noël, les galas auprès de célébrités françaises connues, les vacances dans des endroits paradisiaques. Un univers vastement enrichi par l’argent qu’un père a eu du mal à obtenir. Mais après divers combats, il se révèle un homme d’affaire surprenant, et il enrichit sa femme et ses trois enfants par la même occasion. Il finit même par fonder la société Webedia, avec son ami Cédric Siré, mais Victor apprend la valeur de l’argent grâce à son paternel. Il prend autant qu’il donne. Victor, c’est un enfant souriant, curieux, il cherche des réponses dans ce qu’il entreprend, décortique les informations locales pour en connaître le secret, il est jovial et fait le bonheur des gens qui l’entoure. C’est le genre de garçon à donner son goûter à l’enfant du quartier qui n’en a pas, c’est le genre de gamin à, spontanément, courir dans un refuge animalier pour donner sa tirelire-cochon qui contient un argent de poche un peu trop conséquent, pour, dit-il donner plus de croquettes aux chiens et aux chats.

Le trauma ? Ok.
Une dizaine d’amis, dont cette fille qu’il avait invité parce qu’il l’a toujours regardé du coin de l’oeil sans jamais osé l’aborder. Il avait glissé, pour son douzième anniversaire, une petite invitation dans son sac à dos accroché au portant en dehors de la classe, et elle avait répondu présente. Son père prend sa petite caméra pour filmer les enfants en train de chanter un joyeux anniversaire amusé, et la mère manque à l’appel. Elle doit être en train de se reposer. Elle venait de rentrer d’un reportage pour Allociné quelques heures auparavant. Après avoir soufflé sur ses bougies, il décide de monter à l’étage pour chercher sa mère et lui montrer le cadeau que son meilleur ami Léon venait de lui offrir. Un nouveau jeu pour sa DS ! Les marches qui défilent sous ses pieds, une petite main qui tape à la porte de la salle de bain d’où il entendant l’eau couler. Il entre précipitamment un sourire aux lèvres. Un hurlement. Le genre de cri qui traumatise le voisinage, et un père qui déboule en quelques secondes. La mère de Victor était dans sa baignoire, les bras en sang, des lames de rasoirs au sol, une eau rouge qui déborde complètement, et les yeux fermés, comme si elle dormait. Un ange aux ailes de sang.

La responsabilité ? Ok.
S’en suit trois années de noirceur qui se crée autour d’un petit garçon autrefois plein de vie. Sa mère, diagnostiqué suicidaire et dépressive, reste enfermé dans le domicile familial. Avec un frère trop petit pour comprendre les états d’âme de sa génitrice, et une sœur trop grande pour se soucier des soucis de sa famille, Victor se retrouve seul, à nourrir sa mère, à lui lire les nouvelles du journal quotidien, parfois même à la laver, car elle ne trouve plus la force de vivre, même pour ses enfants. Son père est de moins en moins présent pour l’épauler, Victor est toujours trop jeune pour cette responsabilité, mais il le fait quand même. Parce qu’il a l’impression qu’elle le contamine avec sa noirceur, il finit par changer complètement de comportement, de style vestimentaire. Il oublie ses amis au profit d’une musique trop violente, et de larmes qui ne coulent plus. Puis au bout de trois longues années interminables, la mère Multrier s’enfuit vivre aux Etats-Unis, sans aucune explication, sans lettre, sans mot, sans rien. Elle laisse juste une adresse pour Victor dans son roman favori. Il déchire la page, et la garde dans son porte-feuille, quelque part où personne ne peut la trouver.

La nécrose du coeur ? Ok.
A ses quinze ans, les parents de Victor finissent par divorcer. Son père n’arrive plus à gérer cette femme qui ne vit plus que pour les noirceurs de son coeur, et elle s’enfuit à l’autre bout du monde. Et à une vitesse plus qu’irrespectueuse pour toute femme sur cette Terre, le pater s’éprend d’une femme bien plus jeune que lui, âgé d’une vingtaine d’année, tout au plus. Victor éprouve alors une haine féroce à l’encontre de Lina, cette espagnole trop dévêtue pour n’être là que par amour. Il lui parle mal, la regarde de travers, la vanne sur ses tenues, se moque d’elle pour le manque d’argent qu’elle possède. C’est une croqueuse de diamant, Victor en est persuadé. Lui et son père entre en guerre, et c’est cette putain qui en est la cause. Son petit frère a été envoyé en pensionnat, à sa demande, et il ne reste plus que Victor pour colmater les murs qui se crée autour d’eux. C’est une tension quotidienne, qui le rend bouillant. L’école se passe mal, la seconde générale est pitoyable, il enchaîne les conneries, les sorties douteuses, les fréquentations néfastes. Il entre en première par le fric de son père, mais il lui crache dessus. Ton argent, tu t’le fous au cul, fils de chien. Puis il se retrouve au milieu d’une ruelle, en sang, à devoir de l’argent à un mec pour une histoire de came, il est allongé là, dans les poubelles, il pue, un chien le renifle, la lune l’appelle et lui crie de crever. Mais c’est une peau basanée qui le soulève de Terre pour le ramener à la réalité. Lina. La putain qui se transforme en sauveur. Tout change alors pour Victor. Il finit par la regarder différemment, peut-être trop intensément. Il change de point de vue, les tensions s’apaisent. Mais qu’avec Lina. Parce que son père devient son rival, mais ce dernier n’a aucune idée des intentions du coeur de son propre enfant. Victor finit par tellement l’avoir dans la peau qu’il en fait des fièvres qui l’amènent à l’hôpital, le plonge dans un coma. Les médecins le disent : un événement important peut causer un état de grippe carabinée. Et dans son coma, il entend les mots de Lina. Ce sera notre petit secret. Victor se réveille et la voit, au pied du lit, avec son père. Elle lui sourit, les yeux humides. Elle est rassurée. Elle a promis. Pendant six mois, ils entretiennent une relation passionnelle, interdite, dans le dos du père de Victor. Elle le fait un peu par amour, mais beaucoup par culpabilité. Elle ne veut plus le voir dans cet état, plus que son mari s’inquiète à nouveau, parce qu’elle l’a vu pleurer son fils qu’il pensait mort. Et entre temps se mêle une rencontre. Parce que Victor redouble. Mais il rencontre cette fille.

Le premier amour ? Ok.
Cette fille, à son anniversaire, finalement, elle a un prénom. Elle s’appelle Louison, et elle est pas forcément jolie. Elle s’habille comme un garçon, elle porte des vêtements trois fois trop grand pour elle, et elle n’aime pas se coiffer. Mais Victor, il a toujours eu un faible pour elle. Il la regarde souvent de lui, et il ne l’approche pas. Une fois, il l’avait invité pour son douzième anniversaire. Elle était venue, mais rien n’était arrivé. C’était une timidité mutuelle qui les avaient bloqués. Et le temps avait continué à passer. Victor, ce petit garçon au sourire communicatif avait laissé place à Victor, cet adolescent un peu fermé, qui n’arrivait plus à étirer ses lèvres. Mais en première, dans ce lycée privée un peu trop friqué pour lui, ils finissent par discuter, se frôler, se taquiner. Ils se découvrent, se cherchent, s’attendrissent, se confient. Victor, lui, il la trouve un peu plus belle chaque jour, et elle, elle devient une femme, comme une fleur qui éclot elle devient fascinante. La relation qu’il entretenait avec Lina s’essouffle, plus rien ne se passe, le secret est gardé. L’honneur est sauf. Puis un midi, juste avant de manger, Louison l’attrape pour l’embrasser. Débute alors la première histoire d’amour d’un jeune adolescent éperdument fou d’une fille qui se transforme pour briller plus que la plus grosse étoile. Les mois passent et ils deviennent presque populaire par leur amour qui transcende les yeux de tous les autres élèves, et ils font des plans sur la comète pour s’évader et vivre ensemble. Mais le temps fait son hospice, et Victor apprend que sa mère, qui a fuit aux Etats-Unis depuis maintenant, souhaite rejoindre la secte la plus connue du pays, la Scientologie. Il en est à un stade où tout ce qu’il peut faire, c’est la rejoindre pour tenter de la sauver, puisque personne, pas même son père, ne peut le faire. Alors il part, sans explication, sans au revoir, sans baiser d’adieu. Il laisse Louison se demander si elle est fautive, les questions sans réponse. Tout ce que Victor déteste.

La scolarité aux côtés de sa mère ? Ok.
Après son baccalauréat, Victor s’enfuit pour les Etats-Unis, afin d’entrer à l’université de Brown, en médecine. Il excelle dans tous les domaines, le meilleur de sa promo, l’élève modèle. Il parle peu, il ne se fait pas d’amis, il vit avec sa mère qui s’aliène de plus en plus. Chaque mois, il fait le séquençage de son génome pour détecter ne serait-ce qu’une trace des pathologies de sa mère, terrorisé à l’idée de voir le monde en plus noir qu’il ne le voit déjà. Puis, un jour, après avoir écrit une thèse qu’il ne voulait qu’informative, il reçoit un drôle de courrier aux armoiries de l’université d’Harvard, et quelques semaines plus tard, le voilà fraîchement étudiant d’Harvard. Si la vie lui semblait bouger trop vite, cette école était pire que Brown. Le rythme était effréné, et c’était non sans peine que Victor le suivait. Sa mère ne cessait de vouloir l’attirer chez ce nouveau milieu dans lequel elle se disait heureuse, et enfin en paix. La scientologie, cette connerie à la Tom Cruise que Victor débectait bien plus que tout mais dans laquelle sa mère avait prêté allégeance. Alors il s’intéressait aussi, pour continuer ce fil rouge qui le liait à la seule femme qui devait avoir de l’importance pour lui. Il tentait de rester sur sa longueur d’onde, dans sa folie et ses extravagances, et tant pis si elle l’entraînait au fond du gouffre, il fallait bien quelqu’un pour la protéger.

La descente aux enfers ? Ok.
C’était arrivé aux Etats-Unis que Victor avait plongé sous terre. Il avait rencontré le diable, et ses démons. Il avait mangé la boue avec une chaussure dans sa gueule, et tenté de se maintenir à flot. Mais il était effrayé par la maladie de sa mère, de peur qu’il en soit aussi touché un jour. Alors il s’évade dans les drogues dures, douces, l’alcool, les délires d’occidentaux, ceux qui pleurent pour leur problème quand ils ont un toit sur la tête, ceux qui crient à la haine quand ils ont quand même à manger dans leurs assiettes. Victor ne déroge pas à cette règle de pure privilégiée. Mais aujourd’hui, entre les gars à qui il doit de l’argent pour une came qu’il devait vendre et qu’il s’est fait volé, les flics qui le gardent à l’oeil pour l’avoir trop souvent vu tabasser des gars pour un peu d’argent donné, il ne dort parfois pas dans son vieux clic-clac défoncé mais sous un pont rempli de clochards qui veulent lui prendre son sac. Il se lave un jour sur deux, pour aller en cours, il encaisse le chèque que sa belle-mère ex-amante lui envoie tous les mois pour le redonner soit à des associations, soit à sa mère pour payer le loyer, soit sur un compte bloqué pour se payer, peut-être, si un jour la technologie le permet, son voyage sur la lune. Parce qu’il y croit encore malgré tout Victor.

Un jour, j'irai sur la lune, un jour, j’irai
Et si j’disais que j'en étais sûr, j’te mentirais
Et je sais qu'elle me voit
Parce que je la vois aussi
Alors je la montre du doigt
Et ça devient possible
b&o, sur la lune

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